article

Interopérabilité des messageries : l'écosystème s'organise

La DINSIC poursuit sa stratégie de mise en interopérabilité des messageries utilisées au sein de l’État. En octobre, son second atelier a permis de structurer les travaux à venir, notamment en posant les règles liées aux tests d’intéropérabilité.

La Dinsic poursuit sa stratégie d’interopérabilité des messageries. Après un premier atelier en avril dernier, la DSI de l’État vient de renouveler la formule avec une seconde séance de co-construction. Celle-ci a regroupé le 24 octobre les éditeurs de messagerie, ainsi que des utilisateurs (agents de l’etat). Objectif général de cette stratégie : améliorer l’intéropérabilité des messageries par une démarche originale baséé sur des tests utilisateur. L’idée ? Traduire les irritants constatés sur le terrain en scénarios de tests, et jouer ces scénarios sur les plateformes des éditeurs. Les résultats donneront une bonne indication de l'interopérabilité réelle des messageries. Ils complèteront le RGI de manière à aiguiller les éditeurs dans l’enrichissement de leurs solutions.

Trois grandes directions

Comment fonctionne l’écosystème ? Qu’attend-il ? Quels bénéfices retire-t-il des expérimentations ? Comment se structure-t-il ? Autant de questions qui ont été au cœur de l’atelier et qui ont permis de dessiner 3 grandes directions structurantes pour la conduite des travaux.

Les utilisateurs, premiers « designers » des tests

​Premier question soulevée : la description des tests. Quelle est la méthode à mettre en œuvre pour définir des cas de tests priorisés, portant sur le bon périmètre, avec le niveau de description ad hoc ? Partant du constat que les scénarios d’intéropérabilité se nourrissent des irritants subis par les utilisateurs, il a été convenu que ces derniers étaient les mieux placés pour définir les tests. A eux de se fédérer pour exprimer et prioriser leurs irritants. Pour cela il semble judicieux de restreindre suffisamment le périmètre des tests à des situations véritablement vécues sur le terrain et non à des cas de figure théoriques.

L’exécution des tests requiert un réel cadrage

Concernant cette fois l'exécution des tests, les participants ont insisté sur le besoin de cadrer et d’orchestrer le déroulement des tests. Autrement dit de proposer aux testeurs des cas d’usage non seulement bien circonscrits mais dans lesquels les rôles sont clairement assignés.

​Deux modes d'exécution de tests ont été retenus : 

  1. Des tests en ligne, principalement effectués par les éditeurs qui prennent ainsi la mesure réelle des problèmes existants. 
  2. Des tests collégiaux en présentiel associant éditeurs et utilisateurs. Ils complètent les tests en ligne et valident leurs résultats. Ces tests s’effectuent soit sur des versions officielles soit sur des versions béta, alpha voire des prototypes.

Quant aux tests à proprement parler, deux pistes ont été évoquées. Elles restent à creuser :

  1. L’automatisation des tests : dans le contexte de tests d'interopérabilité (et non de produit) elle requiert un investissement significatif. Ce dernier reste à évaluer.
  2. l’échantillonnage des tests : on ne sait pas encore si l’on doit couvrir l’ensemble des combinaisons de tests ou si l’ont peut se restreindre à un échantillon statistiquement interprétable.

Valoriser les efforts des éditeurs

Dernier point abordé en atelier : les bénéfices retirés par les partenaires industriels. Les éditeurs ont effet exprimé le besoin de voir leur participation valorisée. Parmi les hypothèses émises : la publication des résultats des tests, la délivrance de certifications ou de labels, l'exécution de tests comme préalable à la sélection d'une solution dans le cadre d'un appel d'offre,… La bonne formule est à trouver pour assurer un engagement pérenne des éditeurs dans la démarche.

Le prochain atelier aura lieu le 17 novembre, dans le cadre du Paris Open Source Summit. Pour y participer contactez Jerome Ploquin

Mots clés

messagerie